Mercredi 18 mars 2009, le Conseil d'administration du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a choisi
Annecy pour représenter la France en tant que ville requérante à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2018.
Henri Sérandour a tout d'abord adressé un message de bienvenue à l'audience (équipes des villes candidates, représentants
de l'Etat dont le secrétaire aux sports Bernard Laporte, nombreux médias) présente dans l'auditorium de la maison du sport français, retraçant le déroulement de la phase de pré-requérance à
partir de septembre 2008 et concluant : «Il y aura trois déçus, mais je souhaite que tout le travail effectué puisse bénéficier à toute la montagne, au développement durable, à l'économie et au
développement du sport français en général».
42 membres du CA du CNOSF se sont ensuite réunis à partir de 11h30 à huis-clos pour choisir entre Grenoble, Pelvoux, Annecy et Nice en procédant par vote électronique. Plusieurs tours étaient
prévus tant qu'une ville n'atteignait pas la majorité (en l'occurence 22 voix ou plus), mais la décision s'est faite en un seul tour. Le résultat a été mis dans une enveloppe par Bernard Foucher,
président la Chambre Arbitrale du Sport du CNOSF, qui l'a remise au président Henri Sérandour.
A 11h58, Henri Sérandour est revenu dans l'auditorium, entouré de tous les membres du CA, pour décacheter l'enveloppe et en sortir un carton sur lequel était écrit : «JO 2018 Annecy».
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«Je voudrais exprimer toute ma sympathie à Grenoble, Nice et Pelvoux pour la qualité de leurs candidatures, et adresser mes félicitations à Annecy, qui va avoir le redoutable privilège d'aller se
présenter devant le CIO» a déclaré Henri Sérandour. «Jusqu'en juillet 2011, on ne va pas vous lâcher d'une semelle! Les dossiers ont été remarquablement constitués. C'est un beau jour pour le
sport français. C'est un geste politique mais aussi économique et social pour l'ensemble de la montagne». Et à propos de la compétition devant le Comité International Olympique, Henri Sérandour a
ajouté : «Tout le monde aura sa chance. On a vu par le passé qu'il pouvait y avoir des surprises. Ce serait une bonne surprise qu'Annecy et la France soient retenues pour 2018»
Pour sa part, Jean-Luc Rigaut, maire d'Annecy s'est exclamé «C'est un grand honneur!», affirmant ensuite : «Nous offrons aujourd'hui la moitié de la réponse pour 2011 en offrant un terrain de
jeu, une volonté de mettre à disposition un territoire exceptionnel entre le lac le plus pur d'Europe et le Mont-Blanc. Nous serons les porteurs des quatre candidatures
françaises.»
Jean-Claude Killy, membre du Comité International Olympique où il exerce les fonctions de président de la commission de coordination pour les Jeux d'hiver, était présent ce 18 mars en tant que
membre de droit du CA du CNOSF. Il a donc participé au vote et a expliqué «Je l'ai dit à mes collègues du CNOSF, les quatre auraient pu organiser les JO. C'étaient des candidatures très
différentes les unes des autres mais toutes très bonnes. C'est un chagrin de devoir en éliminer autant. Les atouts d'Annecy sont nombreux. Il faut maintenant qu'ils se mettent en ordre de marche.
La concurrence sera extrêmement sévère. Ce sera une course très difficile à gagner.»
Annecy est ainsi la troisième ville déclarée requérante à l'organisation des Jeux d'hiver 2018 auprès du CIO, après Pyeongchang (Corée du Sud) et Munich (Allemagne). Le vote pour choisir la ville
organisatrice des JO 2018 aura lieu en juillet 2011. Auparavant, il s'agira pour chaque ville (celles que l'on connait désormais et les éventuelles autres qui se déclareront) de passer de la
phase de requérance à la phase de candidature à l'issue d'une étude des experts du CIO et d'une décision du comité exécutif de l'instance internationale.
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