Salut à tous,
De retour d'Embrun après 4 jours passés dans cette jolie région des Hautes Alpes. Merci à tous pour vos encourgements avant, pendant, après la course.
Le départ est donné à 6h00 pètante, il fait encore nuit noire, je ne vois pas les bouées, mais je suis la vague en me disant que tous le monde doit aller dans le bon sens, les 700 premiers mètres sont difficiles avec pas mal de coups. A partir de là je prends mon petit rythme de croisière et mets en applications toutes connaissances que j'ai en natation (autant dire que j'en ai pas beaucoup), mais bon ça suffit à me faire sortir de l'eau en 1h10 à mon grand bonheur (330ème environ).
A la transisition je vois fred qui se prépare avec un peu d'avance, mais je prends mon temps pour me sêcher et enfiler ma tenue de cycliste, la journée est encore longue.
Le départ en vélo se fait doucement de toute façon il y a 10 kms de bosse, je me mets à mon rythme et mouline pour économiser mes forces, je me sens bien et attaque le parcours vélo avec grand plaisir, insensiblement et sans effort je remonte des concurrents, mes ravitaillements sont pris de manière régulière tous va bien d'ailleur je rejoints Gael dans la vallée du Guil, il me lachera ensuite dans le col de lIzoard tandis que je monte à mon rythme sans forcer sauf à quelques endoits ou j'ai pas le choix sinon je tombe. Passage au col de l'Izoard à 11h30 pètante timing idéal, je m'arrête, répond à mes besoins naturel, mange le ravitaillement que j'avais laissé à l'organisation et repart pour une longue descente sur Briançon et là grosse surprise il fait très chaud mais ça je l'avais remarqué, mais le vent chaud de face souffle fort, le retour à Embrun s'annonce plus déliquat, je ne suis pas Breton et n'aime pas le vent à vélo surtout de face. Euphorique dans cette belle descente, je me calme à Briançon pour gérer au mieux le retour et le vent, la côte de Pallon se passe doucement mais surement au sommet je commence à penser à Chalvet dernière difficultée vélo du jour et pas des moindres, je me rends au pied et me dis que je poserais quand même bien le vélo à ce moment là, mais non il faut passer cette difficulté pour continuer, les choses sérieuses commences et là je pioche un peu, la montée et dure, David me double impossible de le suivre je termine le vélo après 9h00 d'effort.
Je peux dès à présent penser à mon marathon, si je cours en 5h00 ça fait 14h00, je suis optimiste mais bon il faut bien dans ces moments là, je me change à nouveau me fais masser quelques minutes par un kiné bénévole, me ravitaille correctement, le moral et bon, les jambes répondent toujours, je suis agréablement surpris de ma place (186ème).
Je repards pour le marathon avec David, on décide de le courir ensemble, mais il va plus vite et part tous seul très rapidement, après 5kms de course une douleur sous les côtes apparaît et m'empêche de faire de grande inspiration, je m'arrête 10min pensant que ça allait passer, reparts en marchant, puis trotinant et remarchant, cette douleure ne passe pas et s'accentue même à l'arrêt, à ce moment là je suis confronté à un choix difficile continuer ou abandonner, les jambes sont là mais la respiration devient de plus en plus difficile, continuer est impossible je suis contrains à l'abandon à 32kms de la ligne d'arrivée.
Je vais consulter le medecin de l'épreuve, diagnostique carrence en sel, 30min de perf, me recommande le repos et une bonne réhydratation.
Comme vous l'avez tous constatés je n'ai pas franchi la ligne d'arrivée de cet EmbrunMan 2007, mais j'ai quand même vécu une très bonne journée avec de bonnes sensations pendant mes 10h d'effort.
Grosse déception quand même, car physiquement je me sentais bien, les jambes allaient bien, la tête aussi, mais bon c'est la dure lois du sports......
J'y retournerais!!!