CLUB TRIATHLON annecy
Relation charge d’entraînementperformance- surentraînement Les gains de performances dûs à l’entraînement sont maximisés jusqu’à un seuil critique à partir
duquel l’entraînement devient excessif.
Sous ce seuil critique, c’est la zone de sous entraînement; au-dessus c’est la zone de surentraînement.
La relation charge d’entraînement performance et la tolérance à une charge d’entraînement donnée sont hautement individuelles.
Chez les débutants, une charge d’entraînement faible provoque des gains de performance importants.
Chez les athlètes de haut niveau, une charge d’entraînement très importante provoque de faibles améliorations de performance.
“La performance est la différence entre le niveau de condition physique et le niveau de fatigue”
Dr Hugh Morton, Physiologiste de l’Exercice
Les causes du surentraînement
Charge d’entraînement excessive et récupération insuffisante (causes principales)
Uniformité de la charge et du type d’entraînement
Augmentation rapide du volume et/ou de l’intensité de l’entraînement
Compétitions de haut niveau
fréquentes (performances de haute qualité et de haute intensité)
Problèmes médicaux (rhume, infections, allergies, etc.)
Nutrition inadéquate (manque d’hydratation, de glucides;carence de micronutriments (fer,
etc.) et/ou apport énergétique insuffisant.
Stress psychologique (école, travail, famille, etc.)
Stress environnemental inhabituel (froid extrême, chaleur, altitude, humidité, etc.)
Signes et symptômes du surentraînement
Contre-performances inexpliquées
Durée de la récupération accrue
Envie de dormir
Perturbations du sommeil et de l’humeur
Fatigue excessive
Jambes « lourdes »
Infections fréquentes (rhumes, angines, etc.)
Dépression
Perte de motivation face à l’entraînement et/ou l’effort de compétition
Augmentation de l’anxiété et de l’irritabilité
Réduction de la capacité de concentration
“Le corps ne devient pas plus fort et plus endurant pendant l’effort; il devient plus fort et plus
endurant en récupérant de l’effort précédent”
Peter Keen, entraîneur de Chris Boardman (cycliste professionnel)
Détection du surentraînement
Les mécanismes sous-jacents du surentraînement demeurent largement inconnus (Shephard, 1998).
C’est un phénomène complexe influencé par des facteurs biologiques et psychologiques (Shephard,
1998).
Le surentraînement demeure plus facilement détecté par des réductions de la performance
physique et des altérations de l’humeur que par des changements de la fonction immunitaire
(Shephard, 1998).
Il n’existe pas de marqueur objectif biologique ou physiologique permettant de détecter le
surentraînement (MacKinnon, 2000)
Une élévation de la fréquence cardiaque de repos n’est pas toujours observée chez les athlètes
surentraînés (Hedelin et coll., 2000; Callister et al., 1990 , Verde et al., 1992 )
proportionnelle au VO2max (Zavorsky, 2000)
Les niveaux de testostérone et de cortisol ne sont pas corrélés à la performance chez les
cyclistes professionnels (Hoogeveen, 1996)
Un rapport testostérone/cortisol (T/C) n’indique pas nécessairement un signe de surentraînement
ou de capacité de performance diminuée (Urhausen et al. 1995)
La baisse des paramètres du système immunitaire reflètent la contrainte imposée par
l’exercice, mais pas nécessairement le surentraînement (McKinnon, 2000).
Malgré une augmentation de la concentration de norépinéphrine, la performance augmente ainsi que
le VO2max (Billat, 1999)
“Le surentraînement reste plus facilement détecté par une diminution de la performance sportive et
des altérations de l’humeur que par des changements des fonctions immunitaire ou physiologique”
Shephard, 1998
a suivre