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CLUB TRIATHLON annecy

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LA FATIGUE QUI FINIT PAR CASSER

on en a déja parlé mais ...

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pompé du site http://www.irbms.com/ article du    Dr Frédéric MATON  (28/02/2007)

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Très largement méconnue des sportifs, la fracture de fatigue est pourtant courante. Négligée ou non diagnostiquée, elle sera responsable tôt ou tard d'un arrêt sportif prolongé.

La fracture de fatigue survient chez le sportif lors d’une période de fatigue, suite à une charge d’entraînement intensive, ou lors d’une reprise trop rapide de l’activité sportive.
Tout entraînement excessif, quelque soit la discipline, peut induire cette pathologie. Elle est consécutive à des micro-traumatismes répétés sur l’os, sous forme de pressions ou tractions exagérées itératives, sans qu’il y ait réellement de choc direct sur celui-ci.

La fracture de fatigue est aussi appelée fracture de contrainte, ou « stress fracture » selon la traduction du terme anglo-saxon, ce qui reflète bien le contexte dans lequel cette pathologie apparaît.

En dehors des facteurs mécaniques, un contexte d’hygiène de vie particulier contribue fréquemment à la survenue de cette pathologie :

Des erreurs nutritionnelles sont courantes : Le régime hypocalorique avec son lot de carences, que ce soit d’ordre énergétique, calcique, ou vitaminique (Vit D), constitue un facteur aggravant.
Une hydratation défectueuse ne fait qu’accentuer le risque de blessure.

Enfin, le contexte hormonal du surentraînement participe à altérer le remodelage osseux, par un hypocortissisme surrénalien (? cortisol), et hypoandrogènie (? testostérone).

Chaque discipline présente des localisations spécifiques :

Le cyclisme et la natation ne sont pas à proprement parlé des sports pourvoyeurs de fracture de fatigue.
La localisation costale est la plus fréquente en natation, et la pratique abusive d’une musculation spécifique aux plaquettes est un facteur de risque, en exagérant les tractions antéro-postérieures sur les arcs costaux.

C’est par ce même mécanisme de tractions exagérées, que des localisations costales se rencontrent également en musculation. Les cotes se trouvent prises en étaux entre les tractions tendino-musculaires (muscles Grand Dentelé et Oblique) et le poids des charges soulevées, et l’hyperpression pulmonaire en rapport avec la respiration à glotte fermée.

La course à pied et l’athlétisme sont les sports les plus à risque de fracture de fatigue, selon les différentes études statistiques publiées. La fracture des métatarsiens est la plus classique (60%). Mais cette pathologie concerne aussi les os longs, souvent considérés à tord, comme étant trop solides pour faire l’objet d’une fracture de fatigue. C’est le cas du tibia et du péroné, décrit plusieurs fois chez des marathoniens. Le fémur est plus exceptionnel.

Repose sur des données de l’examen clinique, dans un contexte évocateur.
La douleur est atypique, généralement d’installation progressive, inconstante et exacerbée lors des efforts ou dans certaines positions. La localisation initialement imprécise, et le caractère inconstant des douleurs, sont des signes d’alerte négligés des sportifs.
Cette douleur est retrouvée au niveau du foyer fracturaire, avec parfois un gonflement palpable en regard de l’os. La mobilisation articulaire est également douloureuse, mais non spécifique.
La consultation médicale est parfois tardive, devant la résistance aux traitements jusqu’alors entrepris.

La radiographie classique reste négative et faussement rassurante, car le trait fracturaire reste invisible. Seuls les stades évolués de plus de 2 à 3 semaines feront apparaître un épaississement périosté (à la superficie de l’os), et plus tardivement une opacification plus franche du trait de fracture lorsqu’il commencera à se calcifier.
Seule la scintigraphie est l’examen de choix pour faire le diagnostic précoce. Une hyperfixation sera visible sur le foyer de fracture. Le scanner permet également une bonne détection, mais reste généralement d’une moins bonne disponibilité.

Le repos sportif complet est impératif, tout au moins dans les premières semaines. La kiné peut alors aider à la récupération, à la diminution des douleurs. Les anti-inflammatoires n’ont aucun intérêt. Les antalgiques peuvent calmer la douleur si nécessaire.

Selon la localisation, une activité douce d’entretien peut secondairement se concevoir pour planifier une reprise sportive progressive et maintenir la condition physique. Cette activité devra écarter toute contrainte exagérée sur le foyer de fracture. Ainsi, pour une localisation sur les membres inférieurs, la natation avec pool boy sera indiquée. La reprise est plus délicate lorsqu’il s’agit d’une localisation costale, qui contre indique la natation, mais aussi toute hyperventilation pulmonaire.

La progressivité de la reprise sportive est un élément essentiel du traitement.
La consolidation est de l’ordre de 4 à 8 semaines, comme n’importe quelle fracture.

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