compte rendu par david "scott" jouve
On peut être HYDRO et … courageux ! Si, si.
La preuve: le 3 juin, pas moins d’une dizaine de membres émérites du club (dont son célèbre président bien connu par les commentateurs sportifs locaux) avaient répondu présents sur la banquise de Doussard pour prendre le départ du premier MD du TMT. Près de 3000 m entre les icebergs du lac d’Annecy (non, c’était pas des bouées!) puis près de 80 km de haute montagne avec les cols mythiques du Tour de France (ou de la Tournette ?) avant de se finir avec un quasi-semi-marathon sur le bitume de l’Energy Lab local surchauffé par un soleil désormais au zénith. Et sous nos encouragements délirants de supporteurs admiratifs devant tant de bravoure, ces valeureux combattants hydrocéphales sont tous allés au bout de leur périple.
(Bon, comme j’ai pas tout suivi, j’arrête là mon témoignage sur cette journée mémorable avant de risquer de dire une bêtise qui pourrait stopper net ma carrière naissante de chroniqueur sportif).
Mais on peut aussi être HYDRO, courageux (un peu) et … frileux. Si, si. Ces HYDROS là se sont donc donné rendez-vous une semaine plus tard sous les tropiques de Rumilly pour les triathlons des Alligators.
Dimanche 10 juin 2007. La journée commence tôt pour Catherine et Arno (plus communément appelé Cobra dans le milieu underground annécien). 400 m de natation-machineàlaver au milieu de 150 partants, 12 km de vélo et 3 km de course à pied à fond les ballons dès 9 h du mat. S’agissait pas de traîner en route et ils n’ont pas traîné en signant des chronos d’anthologie sous nos encouragements délirants de supporteurs admiratifs devant tant de vitesse et d’agilité (bon d’accord, je brode un peu: à 9h du mat, on était bien au fond de notre lit et, en pensant à Catherine et Arno, on se disait qu’on était quand même bien… au lit).
Dimanche 10 juin 2007, 14h. La grasse mat a été bonne, le petit déj et/ou le pique-nique aussi alors pas d’excuse pour ne pas y aller. En plus, le Cobra cherche encore à mordre alors…
Au milieu de 250 compétiteurs (mouais… pas au milieu, plutôt derrière en fait: au fond de l’image, sous le saule pleureur), quatorze HYDROS se jettent donc à l’eau pour 1400 m de natation-combat, 39 km de vélo gentiment vallonnés (sur les admirables routes départementales de Haute-Savoie entretenues avec compétence, dévouement et … amour par de remarquables fonctionnaires territoriaux) et 10 km de CP assez casse-pattes.
Bon, autant le dire, un triathlon, c’est… un triathlon. En gros, c’est dur.
Cinq minutes avant, on n’est plus très chaud pour y aller mais, comme on veut pas risquer de se prendre encore quelques points cagoles et comme on a dit que… Bref, on y va. Et quand çà commence, on se demande ce qu’on peut bien faire dans ce bouillon (et quand est-ce que ce gros enc… à gauche va arrêter de me donner des coups de poings ?!!) et puis, avec les kilomètres, la fatigue arrive et on ne pense plus qu’à l’arrivée. Et quand on arrive, on est fracassé mais… bien content. Et si on n’arrive pas, on est bien déçu mais on pense déjà à la prochaine épreuve.
Tout çà pour dire que cette journée du 10 juin à Rumilly a été une bien belle journée de sport entre copains (et copines) HYDROS, avec des gens heureux à l’arrivée (bravo à ceux pour lesquels c’était le baptême du feu !) et d’autres un peu moins.

Mais tout çà est bien futile et la vie s’est bien chargée de nous rappeler en ce même jour mais à l’autre bout du département. Le sport, ce n’est qu’un jeu alors çà ne vaut pas la peine de se prendre la tête avec un chrono car tout peut basculer très vite…
BON RETABLISSEMENT GREG !!!