CLUB TRIATHLON annecy
Pompé du toujours excellent site VOLODALEN
Et l'ultra ?
Si les adaptations physiologiques liées à l'endurance commencent à être connues, il n'en est pas de même de l'ultra-endurance. Que se passe-t-il dans le corps des athlètes qui poursuivent un effort sans interruption pendant 4 ou 5 jours ?
Une équipe danoise a tenté de lever une partie du mystère en s'intéressant aux paramètres respiratoires mais aussi musculaires, métaboliques (sucres, graisses…) ainsi qu'au fonctionnement des gènes.
Résultats
Après des jours d'effort, les athlètes avaient perdu 1.6 kg de graisse. Le taux de graisse circulante disponible comme substrat énergétique était multipliée par 3.5. Dans le même temps, les réserves en sucres des muscles avaient été divisées par deux. Comme les adaptations ne s'arrêtent à un seul "étage" de l'organisme, les changements relevés au niveau des substrats s'accompagnaient de modifications dans la régulation des gènes. Par exemple, après l'effort, les gènes impliqués dans la synthèse des sucres et dans la destruction des graisses étaient activés.
La première conclusion que l'on pourrait tirer de cette étude, c'est que l'exercice de durée s'accompagne d'une utilisation marquée des graisses. Mais une seconde pensée pourrait nous traverser l'esprit à la lecture de ces résultats. Lorsque le corps doit s'adapter à une situation importante de stress, de la molécule aux gènes en passant par la tête, le souffle et le cœur, nul élément de ce corps n'a de "passe droit", "tous sont recrutés".
Référence : Increased fat oxidation and regulation of metabolic genes with ultraendurance exercise. Helge JW , Rehrer NJ , Pilegaard H , Manning P , Lucas SJ , Gerrard DF , Cotter JD . Acta Physiol (Oxf). 2007.