Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

CLUB TRIATHLON annecy

Publicité

LE FLOW (1)

pompé sur http://www.irbms.com   article de   Mme Nathalie CREPIN     28/02/07

.

LE FLOW OU L'ETAT OPTIMAL DE PERFORMANCE
... A LA RECHERCHE DU GRAAL

.

Concept peu connu du monde sportif, le flow est pourtant vécu par une majorité de sportif de haut niveau. C'est un état qui est associé à la confiance et à la performance maximale. Il présente presque toujours les mêmes caractéristiques. Ce concept de flow peut se définir comme un état d’équilibre parfait entre les exigences de la situation et le potentiel développé par l'athlète. Cet état, souvent qualifié de « petits nuages » ou de « pilote automatique » est en effet un état de réussite majeure, en prise directe avec le réel, facile, économique, où chaque action est pertinente et où les erreurs sont presque inexistantes.

Les exemples dans la littérature sportive sont nombreux.

Carole Montillet, championne olympique de descente à Sault Lake City, explique sa sensation de « voler au-dessus des bosses » qui l’effrayaient quelques jours auparavant. (Extrait de l'Equipe du 12 février 2002).

Certains sportifs relatent l'impression d'être dans un autre monde, de marcher à un mètre du sol comme s'ils flottaient.

Cet état de flow se retrouve également dans les sports collectifs. C'est alors tout un groupe qui agit à l'unisson, les gestes sont précis, les erreurs presque inexistantes et les choix tant techniques que tactiques les meilleurs. Se dégage alors de l'ensemble du groupe un sentiment d'harmonie et d’invincibilité. C'est ce qu’exprime Laurent Sciarra, meneur de jeu de l'équipe de baskets à Sydney,

« Si on prend le temps d’être en harmonie, on peut renverser des montagnes. »

(extrait de l'ouvrage de Heuzet dans préparation psychologique dans les sports collectifs, I.N.S.E.P., Paris 2001).
Mais cette une notion de flow s'exprime davantage encore dans les propos du capitaine de l'équipe de hockey sur glace a championne olympique à Nagano : « oui, il y avait une alchimie. Je ne sais pas comment exprimer. On pouvait la sentir dans le vestiaire, presque la toucher. Tout le monde allait dans le même sens. Je ne saurais dire d’où ça venais mais c'était la. » (L'Equipe du 10 février 2002).
Les exemples sont nombreux mais il semble qu'il soit parfois difficile de décrire cet état.

Pourtant ces caractéristiques sont presque toujours les mêmes. Certains auteurs nous en offrent un descriptif.
Wienberg-Gould proposeà partir d'interviews d'athlète (Athlètes in flow, Journal of Applied Sport Psychologie, 1992) plusieurs caractéristiques de la fluidité, caractéristiques complétées par Christian Target dans son ouvrage manuel de préparation mentale aux éditions Chiron.
• « Une immersion complète dans l’activité », qui « isole du reste du monde ». La concentration est maximale et reste focalisée sur l'action à venir.
• « Une sensation de contrôle, de perfection et d'efficacité maximale ». Seules les informations pertinentes sont traitées par le sportif. Bien qu'ils évoquent l'impression d'un pilotage automatique, paradoxalement, c'est un traitement stratégique de l'information qui s'opère à cet instant-là.
• «Fixation d’objectifs ou récompense extérieure à l'activité » ce qui veut dire que le sportif ne se focalise pas uniquement sur le résultat. La notion d'échec ou de réussite est ici absente.
• « Une impression de faciliter ». L'athlète est détendu et relâché.
• « Une impression de plaisir. » Le plaisir est au centre de la préoccupation du sportif.
• Le problème de la confiance ne se pose pas.

Daniel Goleman dans son ouvrage « l'intelligence émotionnelle » aux éditions Laffont, observe qu'en état de fluidité « le paradoxe est que les choses les plus difficiles sont faciles, les performances exceptionnelles sont tout à fait naturelles. À l'intérieur même du cerveau, on observe un paradoxe similaire, les tâches les plus compliquées sont accomplies avec une dépense d'énergie minimale ».
Dans cet état, plus les individus sont concentrés sur la tâche à accomplir, plus leur cerveau «se calme, c'est-à-dire que l'excitation corticale diminue». Il résuma ses propos en en parlant « d'un oasis d'efficacité corticale ».

.

suite et fin demain

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article