CLUB TRIATHLON annecy
pompé sur volodalen
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1955-1965 : un entraîneur néo-zélandais : Arthur Lydiard
Devenu obèse après une carrière de rugbyman, Lydiard décida, dans les années 40, de courir pour perdre du poids. N'étant pas prêt à souffrir le martyre pour parvenir à ses fins, il entreprit de courir de plus en plus longtemps à des allures modérées. Sa pratique fit progressivement boule de neige. L'homme seul fut rejoint par quelques jeunes dont certains devinrent de grands champions (Snell, Halberg) et par une cohorte d'hommes et de femmes décidés à retrouver la ligne par la pratique de la course à pied. La mode du jogging convivial, s'adressant à tout le monde, était lancée. C'était le début des années 60.
Il va de soi que pour amener Snell à remporter 3 titres olympiques et à battre 4 records du monde, le seul jogging ne suffisait pas. Si le système d'entraînement de Lydiard s'appuyait effectivement sur un important travail d'endurance, il ne se limitait pas à cela.
Lydiard pensait que l'endurance était le meilleur moyen de supporter le travail ultérieur de résistance et de vitesse. L'organisation de ses programmes d'entraînement suivait cette logique. Elle comprenait 4 grandes phases de travail :
- 3 mois de cross : dans un premier temps, le coureur travaillait en durée accomplissant un volume important. Dans un second temps, il augmentait l'intensité grâce à des entraînements par intervalles.
- 2 mois de courses sur route : le schéma restait le même, mais la variété des terrains faisait place à une course plus régulière et plus rapide sur la route. Cette période a été diffusée sous le nom d'entraînement "type marathon".
- 1 mois et demi de courses rapides sur collines : Pendant cette période, l'intensité de l'entraînement atteignait son maximum. Dans une séance type, un coureur réalisait des montées de colline dans un style intermédiaire entre la course et le bondissement. Arrivé au sommet, il redescendait et réalisait des répétitions de courses courtes (50 à 300m).
- 3 mois de piste : dans cette phase terminale de l'entraînement, l'athlète s'habituait progressivement à courir aux allures de course. Pour ce faire, il utilisait de nombreux types de séances (interval training, endurance à la vitesse par des accélérations sur 50m et des récupérations sur la même distance, des courses plus rapides que la compétition sur des distances inférieures ou plus lentes sur des distances supérieures à l'épreuve…).
Nous voyons que ce système avait recours à de nombreux procédés d'entraînement :
- le footing lent comme première étape
- les variations d'allure de type fartleck (cross)
- la course en côte
- le travail de vitesse en répétitions
- l'interval training allemand
- le fractionné c'est à dire la répétition de courses entrecoupées de périodes de récupération assez importantes.
Ce dernier type d'entraînement, que nous retrouvons chez Stampfl, était particulièrement utilisé par des coureurs américains.
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a suivre ...