CLUB TRIATHLON annecy
Article du Dr Frédéric MATON du site http://www.irbms.com/
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QUE SIGNIFIE : POIDS DE FORME ?
La notion de poids de forme est souvent utilisée dans les disciplines d’endurance comme dans les sports à catégorie de poids. Cette notion est souvent utilisée à tord, sans pour autant expliquer au sportif comment la calculer, et comment l’utiliser.
Le poids de forme est souvent considéré comme étant le poids pour lequel le sportif sera le plus performant, capable d’effectuer une performance souhaitée.
Voila qui est bien restrictif, car en dehors de cette notion de performance, le poids de forme correspond avant tout à un état pour lequel le sportif se sent le mieux. C’est avant tout une « sensation », un bien être, un mode d’hygiène de vie qui lui permettra secondairement de s’épanouir en compétition, et d’être alors dans les meilleures conditions de performance. Il ne faut donc pas uniquement prendre des facteurs de performance pour le déterminer.
On peut donc le définir comme étant le poids corporel le plus adapté au sportif.
Le poids de forme sera donc déterminé en fonction des sensations perçues en compétition, mais également de la facilité à maintenir un poids donné, sans frustration alimentaire ni privation,
Contrairement à ce qui est répandu dans le milieu sportif, le niveau de performance n’est pas directement lié à la perte de poids.
Il est vrai que le(les) kilo(s) excédentaire(s) représente(nt) une charge supplémentaire, d’où l’intérêt de le(s) perdre à l’abord des compétitions.
Mais il faut abattre le mythe d’un poids de forme le plus bas possible ! Perdre trop de poids, et donc trop de graisse est préjudiciable car n’oublions pas que le tissu graisseux, aussi faible qu’il soit, constitue une réserve énergétique, et contribue à réguler le métabolisme des acides gras. Il est également un tissus endocrine dont les secrétions hormonales sont indispensables. D’où les conséquences possibles d’un organisme trop « affûté», perturbant l’équilibre énergétique et hormonal. Il est ainsi fréquent de retrouver des problèmes de récupération, des répercutions sur l’humeur et l’irritabilité, des perturbation des hormones sexuelles (aménorrhées de la sportive)...
Le principal danger est de déterminer un poids de forme trop bas, justifiant de perdre quelques kilos … un peu trop ! Une telle attitude conduit à un régime trop sévère, des privations alimentaires, des interdits, obligatoirement mal tolérés. Ces troubles du comportement alimentaire sont non seulement néfastes aux performances, mais sont surtout préjudiciables au vécu psychologique de la saison sportive.
S’il est conseillé de maintenir un poids de forme, cela ne doit pas devenir une priorité incontournable, et conduire à une préoccupation excessive vis-à-vis de la régulation pondérale, ou le sportif craint plus sa propre balance que les adversaires.
Il existe bien quelques formules, prenant comme référence des pesées successives, avant et après compétition… voila qui est bien compliqué ! C’est également une méthode trop stricte, qui ne prend pas en considération l’appréciation et la tolérance du sportif vis-à-vis de son poids.
Le poids de forme n’est pas le poids le plus bas observé lors d’une compétition. Car dans cette situation, la perte pondérale est surestimée par la déshydratation, et ne doit pas être reproduite ni recherchée.
Finalement le poids de forme ne répond à aucun critère objectif précis. C’est une notion qui reste très subjective, spécifique à chaque athlète, en fonction de son niveau d’activité, de ses appétences alimentaires, de sa motivation et tolérance au régime suivi …
Il correspond à un équilibre entre d’une part le maintien d’un poids stable et adapté à la discipline pratiquée, et d’autre part garder un plaisir de la table, manger à sa faim, sans compulsion alimentaire ni privation.
L’essentiel n’est pas de répondre à un poids donné, mais de bien le vivre!
Toutefois, si vous voulez connaître la normalité IMC (Indice de Masse Corporelle), l’IRBMS peut vous aider …
demain : les formules et les calculs