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L'HISTOIRE DE L'ENTRAINEMENT (4)

pompé du site volodalen

suite ...

1940 : l'entraînement par intervalles (interval training de Reindell et Gerschler)

Dès les années 30 mais surtout dans la période d'après guerre, une révolution touche tous les sports d'endurance. La nouveauté est initiée par un entraîneur et un cardiologue.

En Allemagne, le Dr Hans Reindell cherchait un moyen d'améliorer la rééducation de ses patients déficients cardiaques. Ses recherches, menées en collaboration avec un enseignant de l'université de Freiburg, l'amenèrent à penser que la méthode la plus efficace pour développer la fonction cardiaque était la répétition d'efforts courts entrecoupés de brèves périodes de repos. L'entraînement par intervalles (interval training) était né.

L'enseignant qui accompagnait Reindell s'appelait Waldemar Gerschler. Il fut le premier entraîneur à adapter l'interval training au domaine de la performance sportive. Un résultat probant de l'efficacité de ce procédé d'entraînement fut l'avènement d'un coureur exceptionnellement rapide et résistant : Rudolf Harbig (retrouvez la légende de Harbig en cliquant ici). D'autres grands noms de la course à pied comme le Britannique Gordon Pirie, le Belge Moens, les Allemands Schade et Luegg contribuèrent à la diffusion du procédé par intervalles.

De nos jours, le terme d'entraînement par intervalles recouvre des pratiques aussi nombreuses que différentes. Pourtant, à l'origine, la pratique de l'interval training était bien définie :
- la durée des courses ne devait pas dépasser 1'. Pendant l'effort, la fréquence cardiaque pouvait atteindre une valeur de l'ordre de 180 pulsations par minute.
- Les répétitions devaient être nombreuses (au moins entre 15 et 30).
- Les récupérations étaient incomplètes (entre 45" et 1'30").
Reindell et Gerschler considéraient qu'au niveau cardiaque, la phase active de l'entraînement était moins la course elle-même que la période de récupération (l'intervalle). C'est l'intervalle qui permettait d'accroître le volume du cœur et par la même sa capacité à apporter le sang au niveau des muscles ; c'est donc lui qu'il fallait surveiller le plus. Selon eux, la course ne devait pas reprendre avant que la fréquence cardiaque soit retombée aux alentours de 120 puls/min. Si après 1'30", sa valeur était supérieure à cette limite, c'est que l'intensité de l'effort était trop élevée et qu'en conséquence, il fallait la réduire.

En dépit de ces règles précises, Gerschler lui-même, n'hésita pas à adapter l'entraînement par intervalles à la compétition préparée. Il voulait que l'athlète aille suffisamment vite pour s'habituer à l'effort de compétition. Ainsi Harbig, qui était spécialiste de 400-800, fit-il des séances comprenant beaucoup moins de répétitions que le nombre préconisé par Reindell à une vitesse dont on peut douter quelle ramène la fréquence cardiaque à 120 puls/min en moins de 1'30" (Harbig pouvait répéter plusieurs 200m en 23-24").

Entre de nombreuses courses par intervalles accomplies à un train moyen et moins de répétitions réalisées à des vitesses plus importantes, un homme avait fait son choix.

demain : zatopek

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