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CLUB TRIATHLON annecy

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TRANSFERT DES ADAPTATIONS PHYSIOLOGQUES DE LA COURSE AU CYCLISME

article scandaleusement pompé sur http://www.irbms.com/

.

INTRODUCTION


Il est désormais admis par tous que le débit maximal d’oxygène ( max) est un facteur déterminant de la performance dans les sports de longue durée (Hassmen, 1990). Pour développer ce max de manière optimale, certains auteurs (Hirofumi, 1994) préconisent une spécificité de l’entraînement, tandis que d'autres (Bouzou et al., 1987) indiquent que par l'intermédiaire du transfert des adaptations, il est possible de s'entraîner en combinant les pratiques physiques. L’objectif de cette étude est d’analyser le transfert des adaptations lors d’un entraînement combiné cyclisme/course à pied chez des cyclistes.

MATERIEL ET METHODE

Quatorze cyclistes expérimentés ont participé à cette étude (âge : 15,6 ± 06 ans, taille : 1,69 ± 0,08 m, poids : 65 ± 7,33 kg). Deux groupes de 7 sujets ont été constitués, les sujets du groupe I suivaient un entraînement uniquement sur vélo, les sujets du groupe II effectuaient un entraînement combiné vélo/course à pied. L'entraînement s'est étendu sur 6 semaines à raison de 5 à 6 séances par semaine. Pour les sujets du groupe II, il a été imposé d'effectuer 2 séances d'entraînement par semaine en course à pied. Deux évaluations sont effectuées, l’une avant le cycle d’entraînement (pré-test) l’autre après l’entraînement (post-test). Le test proposé permettait de mesurer le Vo2 max, la fréquence cardiaque et la lactatémie à l’effort Il s’agit d’un test en laboratoire à charge croissante sur bicyclette ergométrique (Orion®), il est effectué sans échauffement et consiste à maintenir constante une fréquence de pédalage de 70 tours.min-1 à une puissance imposée par palier. La puissance de départ est de 80 watts, chaque palier dure 2 min. et l’incrément de puissance est de 40 watts à chaque palier, sans pause. Un enregistrement en continu de la fréquence cardiaque et du (Métamax®) est effectué, la lactatémie (Lange®) et la puissance maximale sont également mesurées.

Résultats :
Quel que soit le groupe considéré, les sujets présentent une augmentation significative de leur max après entraînement, les gains sont respectivement de 6,5% et 9 % pour les groupes I et II. En revanche, les autres paramètres enregistrés évoluent de façon différente en fonction des groupes. Les sujets du groupe I montrent des adaptations à l’effort significatives (p<0,05), ces adaptations se caractérisent par une diminution (i) de la fréquence cardiaque maximale, (ii) de la lactatémie à l’effort maximale, (iii) de la lactatémie après la récupération active de 3 min. et (iv) de la fréquence cardiaque obtenue pour un quotient respiratoire égal à 1

DISCUSSION

Les résultats obtenus ici confirment ceux observés par Mikesell et Dudley (1984) qui ont montré une hausse significative du max en course à pied et en cyclisme à la suite d’un entraînement qui combinait les deux disciplines. Concernant les autres paramètres, la stagnation des valeurs pour le groupe II tant à montrer une spécificité des adaptations liées à l’activité pratiquée. Les effets différents de l’entraînement combiné sur l’évolution du max et les autres indicateurs pourraient correspondre à la dissociation entre adaptation centrales (générales) et périphériques (spécifique à l’activité) mise en avant par Hassmen (1990).

RESUME


Le transfert des adaptations liées à l’entraînement lors du passage d’une activité physique à une autre est un sujet très controversé. Dans cette étude 14 sujets ont suivi un entraînement de 6 semaines. Deux groupes de 7 sujets chacun ont été constitué, le groupe I suivait un entraînement spécifique vélo, le groupe II combinait vélo et course à pied. Chaque sujet a été évalué avant et après entraînement lors d’un test en charge croissante sur bicyclette ergométrique. Les variables mesurées sont : la fréquence cardiaque, le débit d’oxygène, la lactatémie et la puissance. Les résultats montrent une augmentation du max après entraînement pour les sujets des 2 groupes. L’évolution des autres indicateurs est dépendante du type d’entraînement suivi. Les sujets du groupe I ont eu une baisse de leur fréquence cardiaque maximale, de leur lactatémie après l’effort max et après la récupération active, et de la fréquence cardiaque pour un QR=1. Chez les sujets du groupe II aucune évolution significative de ces indicateurs n’a pu être notée. L’évolution de certains paramètres de la performance (fréquence cardiaque, lactatémie) serait liées aux adaptations spécifiques provoquées par une activité. En revanche l’augmentation du max est moins dépendante de l’activité d’entraînement.


Sébastien MOUSSAY*, Bruno SESBOÜE**, Antoine GAUTHIER*, Christian MICHEL*

* U.F.R. S.T.A.P.S de Caen ** I.R.M.S C.H.U
Université de Basse-Normandie Côte de nacre
2 Boulevard Maréchal Juin 14033 Caen Cedex France
14032 Caen Cedex France

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