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CLUB TRIATHLON annecy

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LEPTOSPIROSE ET TRIATHLON

article complet : http://www.irbms.com/Eau_dort.htm

 

Le réservoir naturel de germes est représenté par les rongeurs, les animaux domestiques, qui éliminent des quantités importantes de bactéries dans leurs urines, et contaminent ainsi les bassins. Ces bactéries survivent longtemps hors des organismes animaux dans les sols, les eaux, les boues.
La contamination à l’homme se fait soit pas contact direct, soit par les urines des animaux infectés.
A partir d’une « porte d’entrée » située au niveau de la peau ou des muqueuses, par inhalation d’eau contaminée par exemple, les bactéries se disséminent dans l’organisme par voie sanguine.

 Signes cliniques :
On distingue plusieurs formes cliniques d’infection, en fonction du type de bactérie (plus de 130 sérotypes différents).
La forme la plus grave, et heureusement exceptionnelle, évolue vers une insuffisance rénale et hépatique, des hémorragies multiples, des troubles neurologiques. La convalescence est souvent longue, et le pronostic vital parfois mis en jeu (environ 5% des cas).

Les formes « bénignes » sont celles que l’on rencontre habituellement. L’incubation est silencieuse, pendant 1 à 2 semaines. Tout commence par une 1ére phase « d’invasion », marquée en général par une fatigue, un syndrome grippal avec fièvre et frissons, douleurs musculaires et articulaires, et … souvent rien d’autre. Bref, rien de bien caractéristique. Ceci d’autant plus, que vu les circonstances, le sportif a toutes les raisons d’être « fatigué » à l’issue d’une compétition ou le baigneur « légèrement grippé ». Ceci l’amènera à ne pas consulter de façon systématique devant l’apparition de ces signes cliniques, attribués à une difficulté de récupération de l’effort sportif, plutôt qu’à une réelle infection.
Les symptômes disparaissent rapidement pour réapparaître après quelques jours, accompagnés de douleurs abdominales, et éventuellement de signes neurologiques, oculaires (rougeur) ou rénaux. C’est au cours de cette 2éme phase que sont fabriquées les défenses immunitaires de l’organisme (anticorps spécifiques).

La biologie permettra d’affirmer le diagnostic (sérologie et mise en culture dès le 5ém jour).
Le traitement consiste à prescrire un antibiotique, qui est d’autant plus efficace qu’il est administré précocement. Il existe un vaccin, qui reste réservé aux professionnels exposés, et qui ne protége que contre la forme la plus sévère, et n’empêche donc pas les symptômes d’une contamination bénigne.

Ampleur du problème ?
Une étude américaine a permis de préciser l’ampleur du problème en triathlon, sur un échantillon de 876 triathlètes (*). 12% ont déclaré avoir été malades sans que la relation de cause à effet ne soit clairement établie. Par contre, sur les 474 prélèvements sanguins réalisés, 11% sont revenus positifs à la leptospirose, apportant une preuve irréfutable d’une contamination. Ce qui démontre que 11% des triathlètes ont contracté la maladie, sans pour autant avoir eu des symptômes majeurs.
Cette étude apporte la preuve que le risque infectieux consécutif à l’épreuve natation dans des bassins extérieurs existe bien, et justifie des mesures de prévention.

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